Un tramway nommé Désir
Informations importantes
Texte de TENNESSEE WILLIAMS
Traduction, adaptation et mise en scène de VIRGINIE BRUNELLE et JEAN-SIMON TRAVERSY
Coproduction du TRIDENT et DUCEPPE
Un tramway nommé Désir est présenté avec l’aimable autorisation de l’University of the South, Sewanee, Tennessee et International Literary Properties.
Un tramway nommé Désir sera présenté à DUCEPPE du 13 janvier au 13 février 2027
Synopsis
Elle arrive avec ses valises, ses illusions et ce qu’il reste de son ancienne vie. Blanche DuBois débarque chez sa sœur Stella, à La Nouvelle-Orléans, dans un appartement trop petit pour deux femmes et un homme comme Stanley Kowalski. Stanley, charnel et souverain sur son propre territoire, sent immédiatement que Blanche est une menace. Pas pour sa sécurité. Pour son pouvoir. Alors commence une guerre sourde, implacable, où chaque mot est une arme et chaque verre de whisky une forteresse. Stanley s’emploie à détruire Blanche lentement, méthodiquement, sapant sa crédibilité et retournant son entourage contre elle en la faisant passer pour folle.
Ce que la pièce dit aujourd’hui résonne avec une violence troublante : combien de Blanche se font encore réduire au silence parce que leur vérité est jugée trop fragile, excessive, trop dérangeante ? Combien de Stella ferment les yeux pour préserver ce qu’elles ont ? Le tramway roule toujours. Et il porte encore le même nom.
La proposition
Après le triomphe de Royal chez Duceppe — Prix AQCT de la meilleure mise en scène à Montréal, 2023-2024 —, le duo formé du metteur en scène Jean-Simon Traversy et de la chorégraphe Virginie Brunelle se rencontre à nouveau pour se confronter, cette fois, à un monument du répertoire américain. Pour lutter contre les aprioris hyperréalistes de ce texte de Tennessee Williams, la mise en scène convie sur le plateau — en plus des quatre personnages — deux interprètes en danse et une bruyante fanfare pour donner substance et fougue à cette histoire de violence et de sororité. Si le corps arrive à nommer ce que les mots ne peuvent plus exprimer, le duo, quant à lui, fera de cette œuvre un puissant geste artistique.
Il sera question de…
violences faites aux femmes, danse-théâtre, présence d’instrumentistes.
Distribution
Chanel Mings
Laurence Champagne
Gabriel Lemire
Eliot Laprise
Fabien Piché
Sophie Breton
Conception
- Marie-Hélène Dufort : Assistance à la mise en scène
- Amélie Trépanier : Scénographie
- Églantine Mailly : Costumes
- Étienne Boucher : Éclairages
- Olivier Hébert et Thomas Hébert : Musique
Biographies
Tennessee Williams
Thomas Lanier Williams III, dit Tennessee Williams, est un dramaturge et écrivain américain né en 1911. On le connaît entre autres pour La ménagerie de verre, proposée en scénario à la MGM où elle sera d’abord refusée. Devenue une pièce à grand succès, elle sera finalement adaptée au cinéma en 1950 et propulsera Tennessee Williams au sommet. En 1947, Un tramway nommé Désir confirmera son statut de grand dramaturge et lui permettra de gagner le prix Pulitzer. Ses pièces se succèdent alors sur les planches de Broadway. La chatte sur un toit brûlant (1955), La descente d’Orphée (1957), Soudain l’été dernier (1958), La nuit de l’Iguane (1961) entre bien d’autres sont de grands succès, mais sont aussi vus comme des révolutions dans le théâtre américain.
Ses travaux de la fin des années 70 sont parmi ses plus innovants. Plusieurs de ses œuvres ont été portées au grand écran dont Un tramway nommé Désir, réalisé par Elia Kazan, avec Vivien Leigh et Marlon Brando, en 1951, qui gagna quatre Oscars en 1952.
Il meurt étouffé par un bretzel après une nuit d’alcool et de médicaments dans sa chambre de l’Hôtel Élysée à New York. Pour certains, comme son frère, cette mort n’est pas accidentelle.
Virginie Brunelle
Titulaire d’un baccalauréat en danse de l’UQÀM en 2008, Virginie Brunelle s’est rapidement distinguée dans le milieu montréalais par sa signature singulière. Sa compagnie, Compagnie Virginie Brunelle, contribue à la promotion de la danse et à l’appréciation des arts par le public grâce à une dizaine d’œuvres qui ont été présentées dans de nombreux théâtres de la métropole ainsi qu’à travers le Québec, le Canada et à l’international.
C’est en 2008, fraîchement diplômée, que Virginie crée Les cuisses à l’écart du cœur, une chorégraphie pour sept danseurs qui remporte nombreux prix et mentions. Viendront ensuite Foutrement – qui remporte le prix du public du CAM en tournée (2017) – et Complexe des genres, en 2011, qui obtient le deuxième prix au Concours international de chorégraphie d’Aarhus au Danemark. Trois ans plus tard, elle présente PLOMB et, en 2016, elle crée À la douleur que j’ai. Ces pièces font l’objet de tournées internationales, elles circulent en Europe et au Canada.
Elle est invitée à l’étranger en 2018 pour créer une œuvre pour la compagnie Gauthier Dance Theaterhaus Stuttgart, Beating, qui sera présentée en Allemagne, mais qui circulera au Canada et en Europe en 2018-2019. Enfin, en 2019, elle crée Les corps avalés, une pièce pour sept danseurs, accompagnés sur scène par le Quatuor Molinari.
En 2022, Virginie Brunelle présente sa toute dernière création, Fables, et tout dernièrement, elle signe la réalisation d’un premier court-métrage en danse intitulé Réminiscences présenté en première mondiale en compétition officielle du Festival Regard ainsi que dans une vingtaine de festivals de films de danse, où elle remporte une dizaine de prix internationaux. Finalement, elle termine un deuxième court-métrage intitulé Show me the exit coréalisé avec Nicolas Berzi.
Jean-Simon Traversy
Jean-Simon Traversy est directeur artistique du théâtre DUCEPPE à Montréal, metteur en scène et traducteur. Chez DUCEPPE, il a signé, entre autres, une mise en scène unanimement saluée : Le Terrier, de David Lindsay-Abaire, qu’il avait d’abord créée à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier à l’automne 2016. En 2021, il met en scène Manuel de la vie sauvage, adaptation scénique du roman de Jean-Philippe Baril Guérard. En 2023, il dirige Manikanetish, tiré du roman de Naomi Fontaine, décrit par la critique comme « débordant d’humanité ». Ce spectacle remporte un Prix spécial du jury de l’AQCT. Il renoue ensuite avec Baril Guérard, qui adapte cette fois son roman Royal, une mise en scène qu’il signe en codirection avec Virginie Brunelle et qui leur vaut le Prix de la Mise en scène de l’AQCT. Il a également signé la mise en scène de Janette, un texte de Rébecca Déraspe.
Au sein de LAB87, une compagnie qu’il fonde avec son complice David Laurin – avec qui il partage également la direction artistique de DUCEPPE – il met en scène Les Flâneurs célestes, d’Annie Baker et Yen, d’Anna Jordan, en plus d’avoir été assistant-metteur en scène de Frédéric Blanchette sur L’Obsession de la beauté, de Neil LaBute, et Tribus, de Nina Raine. Avec Denis Bernard, LAB87 met également sur pied les 5 à 7 de La Licorne, avec les pièces L’amour est un dumpling, Toutes les choses parfaites et Il faudra bien qu’un jour.
Si Jean-Simon Traversy a assuré la mise en scène de nombreuses autres pièces, on lui doit aussi les traductions et adaptations québécoises des pièces Rouge Speedo, de Lucas Hnath, Tribus, de Nina Raine, et Toutes les choses parfaites, de Duncan Macmillan.