LES PRIX THÉÂTRE


C’est le 15 juin dernier, dans le cadre d’un 5 à 7 festif, que les Prix Théâtre ont été remis à des artistes résidants dans la région de Québec qui ont marqué la scène théâtrale au cours de la dernière saison . La remise des Prix Théâtre est présentée par Le Trident, le Théâtre La Bordée, le Théâtre Périscope, Premier Acte, La Caserne – scène jeune public et soutenue par le Fonds Claude-Robitaille, le Fonds François-Gagnon pour le théâtre québécois, la Fondation Paul-Bussières, le Fonds du Théâtre du Vieux-Québec, la Fondation Pierre-Mantha, Robert Lepage et Ubisoft. Les dix catégories de prix récompenseront les réalisations exceptionnelles en interprétation, mise en scène, écriture, environnement sonore, éclairages, vidéos, costumes et scénographie.

Sur invitation seulement, la soirée sera toutefois diffusée en direct sur tous nos réseaux!

RÉCIPIENDAIRES 2025-2026

Le Prix Paul-Hébert, récompensant un ou une interprète s’étant illustré dans un premier rôle, est remis à Marianne Marceau pour son rôle de Christopher Boone dans Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Simon Stephens, d’après le roman de Mark Haddon, traduction de Maryse Warda dans une mise en scène de Marie-Josée Bastien, présenté au Trident. Le jury a été transcendé par cette interprétation magistrale dans laquelle elle a su dépeindre avec intensité et brio l’infinie complexité́ des rapports entre Christopher et le monde qui l’entoure. Par son extraordinaire sensibilité́ et sa composition d’un personnage aussi singulier qu’attachant, Marianne Marceau a su insuffler un humanisme profond permettant de voir le courage, l’humour et la grandeur d’un personnage au-delà de ses limites.

Le Prix Janine-Angers, saluant la performance exceptionnelle d’un ou d’une interprète dans un rôle de soutien, récompense le comédien Vincent Paquette pour son rôle de Le·s garçon·s dans la pièce Querelle de Roberval, de Ève Lambert, adaptation et mise en scène d’Olivier Arteau, présentée au Trident. Grâce à sa fougue et à son intensité, Vincent Paquette livre sur scène une interprétation électrisante et mémorable des jeunes garçons de Querelle. Il met en lumière des êtres trop souvent oubliés, rejetés et carencés. Il incarne, avec un jeu troublant de vérité, leur besoin viscéral d’amour et leur rage dévorante. La polyvalence et l’authenticité de sa proposition troublent, choquent et émeuvent le public, qui ne peut rester indifférent à cette prestation d’une violente beauté.

Le Prix Nicky-Roy, récompensant une ou un interprète particulièrement prometteur qui exerce son métier depuis moins de quatre ans, est remis à Miryam Amrouche pour son rôle de Juliette dans Le petit astronaute, de Jean-Paul Eid, écriture dramatique de Mary-Lee Picknell, adapté pour la scène par Mary-Lee Picknell et Jean-Paul Eid avec la collaboration de Maryse Lapierre, mise en scène de Maryse Lapierre, présenté au Trident. Entre la petite Juliette-Tourniquette et la jeune femme qu’elle est devenue, Miryam Amrouche passe sans effort, comme si le temps n’était qu’un souffle et l’enfance, une lumière qui ne s’éteint jamais. Par sa candeur, son obstination douce et l’amour inconditionnel qu’elle voue à son petit frère, Juliette anime le petit astronaute avec tant de justesse et de tendresse qu’il nous devient impossible de ne pas l’aimer avec elle.

Le Prix Robert-Lepage, récompensant le travail admirable d’un metteur en scène ou d’une metteure en scène ou d’un ou une chorégraphe tant dans la conception générale d’un spectacle que dans la direction des interprètes, est décerné à Olivier Arteau pour Querelle de Roberval, de Ève Lambert, adaptation et mise en scène d’Olivier Arteau, présenté au Trident. Ce prix lui est décerné non seulement parce qu’il a su faire d’un camion une cathédrale et d’une ligne de piquetage un autel sacré, où se consument, dans une même flamme, le désir, la colère et la dignité ouvrière, mais aussi pour la profondeur avec laquelle il s’est approprié l’œuvre de Kev Lambert, pour nous offrir un objet théâtral d’une singularité saisissante. Olivier Arteau a tissé un territoire à la fois sensible, politique, écorché et profondément humain qui nous raconte et nous habite longtemps après avoir vu la pièce.

Le Prix du meilleur texte original est remis à Isabelle Hubert pour la pièce Le chiard, présentée à La Bordée. Pour avoir ravivé avec brio l’histoire de l’exploitation des pêcheurs gaspésiens et de leurs familles, en naviguant habilement entre humour, drame et prise de parole personnelle, Isabelle Hubert confirme une fois de plus son talent indéniable pour rassembler les publics et honorer les expériences humaines dans toute leur complexité. Avec Le chiard, elle signe un important geste de mémoire collective, porté par la liberté d’un imaginaire foisonnant.

Le Prix Jacques-Pelletier, qui récompense le travail remarquable aux éclairages, est remis à Emile Beauchemin pour les éclairages de Querelle de Roberval, de Ève Lambert, adaptation et mise en scène d’Olivier Arteau, présenté au Trident. Le jury a été charmé par la sensibilité et la prise de risque dans cette conception qui transporte le public dans un voyage passionnant où le doux et le cru se côtoient par le biais d’effets tout aussi percutants qu’originaux.

Le Prix Paul-Bussières, décerné à un ou une scénographe ou une conceptrice ou un concepteur de marionnettes dont l’environnement s’est fortement démarqué, récompense Ariane Sauvé, pour la conception du décor de Le petit astronaute, de Jean-Paul Eid, écriture dramatique de Mary-Lee Picknell, adapté pour la scène par Mary-Lee Picknell et Jean-Paul Eid avec la collaboration de Maryse Lapierre, mise en scène de Maryse Lapierre, présenté au Trident. Le jury récompense le travail d’Ariane Sauvé pour sa création d’un espace vivant, plein d’exquises surprises qui ont fait de la maison du petit astronaute un personnage à part entière de la pièce. Un lieu qu’on aurait voulu habiter; un bel écrin pour Tom, le petit astronaute.

Le Prix Bernard-Bonnier, qui souligne le travail exceptionnel d’un musicien ou d’une musicienne, est attribué cette année à Frédéric Brunet pour l’environnement sonore de la pièce Peter Pan de poche, de J.M. Barrie, adaptation de Sophie Thibeault, Maxime Robin et Frédéric Brunet, mise en scène de Maxime Robin, présentée à Premier Acte. Le jury récompense Frédéric Brunet pour une partition musicale tout autant ludique qu’empreinte d’une grande sensibilité, tant dans ses épiques envolées de Neverland que dans l’intimité de la chambre des enfants. Un enveloppement parfait pour ce cadeau théâtral!

Le Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec, qui souligne le travail exceptionnel d’un concepteur ou d’une conceptrice de costumes, de maquillages ou de coiffures, est attribué à Vanessa Cadrin pour la conception des costumes, des maquillages et des coiffures de la pièce Bacchanale, d’Olivier Kemeid, dans une mise en scène de Frédéric Dubois, présentée au Périscope. Le jury souligne l’ensemble des conceptions de Vanessa Cadrin pour ce spectacle, dont l’esthétique, l’inventivité et la folie ont porté avec force ce voyage exigeant à travers les époques et les styles. Sous son œil aiguisé, la peau, les cheveux et les corps des comédiennes se sont tour à tour parés, dévoilés, salis puis magnifiés, laissant éclater toute leur rage et leur puissance de manière fluide et surprenante.

Le Prix de la Meilleure conception vidéo, qui souligne un travail remarquable à la conception vidéo, est remis à Alex LJC Laporte et Gabriel Samson I pour la pièce Le Québec est un pays scandinave, texte et mise en scène de Gabriel Samson I, présentée à Premier Acte. De par leur inventivité et leur désir de créer un univers unique et personnel, Alex LJC et Gabriel Samson I permettent au public d’avoir un accès privilégié à la vie et aux pensées de l’interprète de la pièce Le Québec est un pays scandinave. Telle une fenêtre sur l’âme, une intrusion proposée et consentante, le jeu vidéo se déploie devant les spectateurs pour accompagner chaque segment du spectacle afin d’en faire un tout ludique, accrocheur, innovant et touchant.

Le tout nouveau Prix Coup de cœur du jury a été remis à Geneviève Brassard-Roy. Le jury a été touché par la performance de Geneviève Brassard-Roy dans le rôle de Justine, dans la pièce Arnaud pour Justine, de Rosalie Cournoyer et Thomas Royer, mise en scène d’Alexandre Fecteau, présentée au Périscope. Le Prix Coup de cœur lui est remis pour souligner à la fois son témoignage et la façon dont elle incarne, au-delà du sujet, un besoin profond de liens, de présence et de partage.

Les lauréats et lauréates des Prix Théâtre ont reçu une des bourses remises par les fonds associés à la présentation de cette soirée.

Le Fonds Claude Robitaille, le Fonds François-Gagnon pour le théâtre québécois, le Fonds Paul-Bussières, le Fonds du Théâtre du Vieux-Québec, le Fonds Pierre-Mantha, Robert Lepage, Ubisoft et iX tiennent à remercier le jury des Prix Théâtre 2025-2026.


LE FONDS CLAUDE-ROBITAILLE

Remet le prix suivant :

  • Prix Paul-Hébert

Récompense un comédien ou une comédienne qui a offert une interprétation remarquable dans un premier rôle. Remis chaque année depuis 1977, ce prix est un hommage à Paul Hébert, homme de théâtre exceptionnel, cofondateur du Théâtre du Trident et pilier du développement du théâtre à Québec.

LE FONDS FRANÇOIS-GAGNON POUR LE THÉÂTRE QUÉBÉCOIS

Remet les prix suivants :

  • Prix Janine-Angers

Vient saluer la performance marquante d’un ou d’une interprète dans un rôle de soutien. Créé en 1986, le prix fut rebaptisé en 1988 à la mémoire de la première récipiendaire.

  • Prix Nicky-Roy

Accordé à une comédienne ou à un comédien exerçant son métier depuis quatre ans ou moins pour souligner son talent particulièrement prometteur lors d’une interprétation remarquable au cours de la dernière saison. Ce prix a été créé en 1981 à la mémoire d’une jeune comédienne décédée accidentellement.

  • Prix du meilleur texte original

Créé en 2018, le prix du meilleur texte original est décerné à un auteur ou une autrice dont le texte original s’est fortement démarqué.

  • Prix Jacques-Pelletier

Souligne le travail remarquable aux éclairages. Ce prix a été créé en 1981 à la mémoire d’un des pionniers de la scénographie au Québec.

  • Prix de la meilleure conception vidéo

Souligne le travail remarquable à la conception vidéo. Ce prix a été créé en 2021.

ROBERT LEPAGE

Remet le prix suivant :

  • Prix Robert Lepage

Récompense le travail admirable d’un metteur en scène ou d’une metteure en scène tant dans la conception générale d’un spectacle que dans la direction des interprètes. Mis sur pied en 1986, ce prix souligne la créativité et l’originalité de la mise en scène et porte désormais le nom de Robert Lepage pour souligner son apport exceptionnel au théâtre québécois.

LA FONDATION PAUL-BUSSIÈRES

Remet le prix suivant :

  • Prix Paul-Bussières

Remis à un ou une scénographe dont l’environnement théâtral et ou la conception de marionnettes s’est fortement démarqué. Ce prix a été créé à la mémoire d’un des pionniers de la scénographie au Québec.

LE FONDS PIERRE-MANTHA

Remet le prix suivant :

  • Prix Bernard-Bonnier

A été créé en 1998 à la mémoire de ce talentueux compositeur, décédé en 1994. Cette récompense est remise à un musicien ou une musicienne pour un environnement sonore mémorable.

LE FONDS DU THÉÂTRE DU VIEUX-QUÉBEC

Remet le prix suivant :

  • Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec

Est décerné à une ou un artiste dont la conception des costumes, des maquillages et ou des coiffures est jugée remarquable. Ce prix a été créé en 2006 par messieurs Denis Denoncourt et Lorenzo Michaud, administrateurs du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec.

RÉCIPIENDAIRES 2024-2025

LE PRIX PAUL-HÉBERT

  • Marie-Josée Bastien pour ses différents rôles dans Yahndawa’ : ce que nous sommes, de Marie-Josée Bastien;
    Paul Fruteau de Laclos pour ses différents rôles dans Le jour où tout a merdé, de Joan Yago, traduction de Philippe Soldevila.

LE PRIX JANINE-ANGERS

  • Jean-Sébastien Ouellette pour ses rôles de Paul et Le père dans Les gens, les lieux, les choses de Duncan Macmillan, traduction de David Laurin.

LE PRIX NICKY-ROY

  • Carla Mezquita Honhon pour son rôle dans Pistes…, de Penda Diouf .

LE PRIX ROBERT-LEPAGE

  • Olivier Arteau pour la mise en scène de Les gens, les lieux, les choses, de Duncan Macmillan, traduction de David Laurin.

LE PRIX DU MEILLEUR TEXTE ORIGINAL

  • Isabelle Hubert pour Rose.

LE PRIX JACQUES-PELLETIER

  • Keven Dubois pour les éclairages de Les gens, les lieux, les choses de Duncan Macmillan, traduction de David Laurin.

LE PRIX DE LA MEILLEURE CONCEPTION VIDÉO

  • Simon Rollin pour la conception vidéo d’Interdit de flâner, d’Antoine Paré-Poirier.

LE PRIX PAUL-BUSSIÈRES

  • Gabriel Cloutier Tremblay et Julie Levesque pour la scénographie de The Quaterlife Crisis · Transformer ses ruines en ombres à paupières de Catherine Côté.

LE PRIX BERNARD-BONNIER

  • Frédéric Brunet pour la musique de La trajectoire des confettis, de Marie-Ève Thuot, adaptation pour la scène de Sophie Vaillancourt-Léonard.

Le Prix du Fonds du théâtre du Vieux-Québec

  • Julie Morel pour la conception des costumes de En attendant Godot, de Samuel Beckett.

RÉCIPIENDAIRES 2023-2024

LE PRIX PAUL-HÉBERT

  • Mélissa Merlo pour son rôle de Sugar dans Trout Stanley, de Claudia Dey, traduction de Manon St-Jules, dans une mise en scène d’Hugues Frenette, une coproduction du Théâtre Niveau Parking et de L’UniThéâtre, présentée au Périscope.

LE PRIX JANINE-ANGERS

  • Carmen Ferlan pour son rôle de Bernadette dans la pièce La Délivrance, texte et mise en scène de Rosalie Cournoyer, une production de Vénus à vélo, présentée à Premier Acte.

LE PRIX NICKY-ROY

  • Clémence Lavallée pour son rôle de Cath dans J’te pète en mixte, texte et mise en scène de Gabrielle Ferron, une production de l’Apex Théâtre, présenté à Premier Acte.

LE PRIX ROBERT-LEPAGE

  • Frédérique Bradet et Alan Lake pour Le mythe d’Orphée, d’Isabelle Hubert, une coproduction du Trident et d’Alan Lake Factori(e), présentée au Trident.

LE PRIX DU MEILLEUR TEXTE ORIGINAL

  • Rosalie Cournoyer pour la pièce La Délivrance, une production de Vénus à vélo, présentée à Premier Acte.

LE PRIX JACQUES-PELLETIER

  • Nyco Desmeules pour les éclairages de Dessiner dans les marges – Stand up poème pour fantôme temps partiel, de Carolanne Foucher, dans une mise en scène d’Olivier Normand, une production de Nuages en pantalon, présenté au Théâtre jeunesse Les Gros Becs. 

LE PRIX DE LA MEILLEURE CONCEPTION VIDÉO

  • David B. Ricard et Keven Dubois pour la pièce Nina ou la fragilité des mouettes empaillées de Matéï Visniec, dans une mise en scène de Guillaume Pepin, une production de La Trâlée, présentée au Périscope.

LE PRIX PAUL-BUSSIÈRES

  • Ariane Sauvé et Robert Lepage, pour la conception du décor de Le Projet Riopelle, de Robert Lepage, Steve Blanchet et Olivier Kemeid, une production d’Ex Machina, présentée au Diamant.

LE PRIX BERNARD-BONNIER

  • Yves Dubois pour l’environnement sonore de la pièce Dimanche à Sodome, de Jordan Tannahill, traduction d’Olivier Sylvestre, dans une mise en scène de Jocelyn Pelletier, une production des Écornifleuses, présentée au Périscope.

Le Prix du Fonds du théâtre du Vieux-Québec

  • Laurie Carrier pour la conception des costumes de la pièce Là où je me terre, de Caroline Dawson, adapté par Michel Nadeau, dans une mise en scène de Guillaume Pepin, une production de La Bordée, présentée à La Bordée.

Le Prix Premier Acte

  • Gabrielle Ferron qui s’est particulièrement illustrée cette saison avec le texte et la mise en scène de J’te pète en mixte, son rôle de Jeanne dans La Délivrance et son rôle d’Anne-Marie dans Baby Shower. Le Prix Premier Acte est remis conjointement par Premier Acte, La Fabrique culturelle et Première Ovation.

Pour inscrire votre production de la saison 2025-2026 au Prix Théâtre, cliquez sur le lien ici bas. Pour plus d’informations, contactez jlambert@letrident.com.