Sur la photo: Eve Landry et Jean-Sébastien Ouellette

UN ENNEMI DU PEUPLE

Informations importantes

Texte d’Henrik Ibsen

Adaptation de Sarah Berthiaume

Mise en scène d’Édith Patenaude

En coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde

Une présentation

Synopsis

La Docteure Stockmann découvre que la station thermale de son village n’est pas saine. L’eau est pleine de bactéries nocives. En bonne citoyenne, elle est convaincue que son devoir est de prévenir la population. Mais les travaux nécessaires pour remédier au problème coûtent cher et auraient de grandes répercussions pour les commerçants de la ville. Le maire, son frère, n’est pas d’accord pour rendre publiques les analyses. Il va mettre tout en œuvre pour la faire taire.

La Docteure devient « l’ennemi public » du village, alors qu’elle croyait que tous les villageois allaient être de son côté pour avoir dénoncé une mauvaise gestion de la municipalité. Elle va se rendre compte de la vraie nature des relations entre les humains et la politique.

Mais qui est le véritable ennemi public : l’élu qui cache de l’information pour sauver la vitalité économique d’une ville, le responsable des médias qui retourne sa veste, ou quelqu’un de prêt à tout pour le bien commun?

Le choix d’Anne-Marie Olivier

J’adore ce texte d’Ibsen, une satire mordante, féroce et cruelle. Cette pièce nous amène à nous questionner sur ce qu’est une démocratie. Qui est le mieux placé pour représenter le peuple? Ibsen parle aussi de la délicate frontière entre démocratie et démagogie. Je l’aime aussi car il joue sur nos perceptions, ne nous fait pas la morale et aborde avec nuance et complexité les questions d’écologie, d’éthique, de politique et d’adhésion sociale.

Vous connaissez l’extraordinaire talent d’Édith Patenaude, metteure en scène engagée et percutante. Elle fait équipe avec Sarah Berthiaume, une autrice d’une grande intelligence avec un humour absolument charmant. J’ai très hâte de voir à l’œuvre cette équipe de créateurs hors pair.

Un ennemi du peuple - Extrait

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Eve Landry
Crédit photo: Andréanne Gauthier
Jean-Sébastien Ouellette
Crédit photo: Isabelle Hubert
Steve Gagnon
Crédit photo: Kelly Jacob
Noémie O’Farrell
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Kevin McCoy
Crédit photo: Hélène Bouffard
Marianne Marceau
Crédit photo: Hélène Bouffard
Éric Leblanc
Crédit photo: Vincent Champoux
Emmanuel Bédard
Crédit photo: Nicola Frank Vachon
Camille Malo
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Antonin Girard
Crédit photo: Mathieu Girard
Savina Figueras
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Israël Gamache
Crédit photo: André Kedl
Jeanne Gionet-Lavigne
Crédit photo: Andréanne Gauthier
Dominique Pétin
Crédit photo: Mélanie Vachon

Conception

  • Caroline Boucher-Boudreau : Assistance à la mise en scène
  • Odile Gamache : Scénographie
  • Cynthia St-Gelais : Conception des costumes
  • Jean-François Labbé : Éclairage
  • Josué Beaucage : Musique

Texte

Henrik Ibsen

Dramaturge norvégien né en 1835, Henrik Johan Ibsen obtient une bourse en 1864 et quitte la Norvège pour Rome. Il ne reviendra dans son pays que vingt-sept ans plus tard, après avoir voyagé à travers l’Europe. Il fait publier en 1867 Peer Gynt qui sera particulièrement acclamé en Norvège. Avec Une maison de poupée (1879), il obtient un succès international, et dans les années qui suivent, sa renommée est telle que ses pièces sont montées presque simultanément dans les capitales Européennes. Entre 1882 et 1888, il publie quatre pièces qui font sa renommée : Un ennemi du peupleLe Canard SauvageRosmersholm, souvent considéré comme son chef-d’œuvre, et La Dame de la mer.


Sarah Berthiaum

D’abord formée comme comédienne à l’Option-Théâtre Lionel-Groulx, Sarah Berthiaume est aussi autrice et scénariste. En 2013, sa pièce Yukonstyle a été montée simultanément au Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal et au Théâtre national de la Colline à Paris avant d’être produite à Bruxelles, Innsbruck, Heidelberg, Toronto, Rome et Beyrouth. Yukonstyle a aussi valu à Sarah d’être lauréate du prix Sony Labou Tansi des lycéens 2015. Elle travaille présentement à son adaptation cinématographique. Sarah était aussi de l’équipe du iShow, un spectacle performatif sur les médias sociaux qui a remporté le titre du meilleur spectacle aux prix de la critique saison 2012-2013 à Montréal. Sarah est l’autrice des pièces Le Déluge aprèsDisparitionsVilles MortesNous habiterons DétroitAntioche et Nyotaimori, qui était à l’affiche du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en janvier 2018. Elle est également collaboratrice à l’émission Plus on est de fous, plus on lit sur les ondes d’Ici Première, où elle assume, avec Alain Farrat, le segment Écrivains sur le terrain.


Mise en scène

Édith Patenaude

Finissante du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2006, Édith Patenaude s’est aussitôt lancée dans la création. Avec Les Écornifleuses, dont elle a assuré la direction artistique pendant dix ans, elle développe un territoire de création libre. Son écriture s’y développe avec, entre autres, Barbe BleueLe monde sera meilleur et la co-création de Disparaître Ici. Elle joue aussi régulièrement, notamment dans Inès Pérée et Inat TenduSelfieTout ce qui tombeScalpés, etc; mais c’est la mise en scène qui devient son terrain de jeu de prédilection, qu’elle a la joie de voir s’étendre sur la majorité des scènes québécoises et montréalaises, en passant par d’autres villes canadiennes et européennes. Elle participe aux créations le Ishow (récipiendaire du Prix du meilleur spectacle Montréal remis par l’AQCT), Invisibles et Straight Jacket Winter; elle dirige Far Away et Rotterdam, co-dirige l’autofiction documentaire Post Humains, se lance dans l’adaptation du démesuré Titus et s’attaque au conflit israélo-palestinien à travers Oslo. Récemment, elle dirige, en parallèle, le grand classique Les Sorcières de Salem à Denise-Pelletier, et deux créations d’auteurs québécois : Les Étés souterrains à la Licorne et Corps Célestes au Théâtre d’Aujourd’hui, où elle a par ailleurs été nommée artiste associée. Pour son travail de mise en scène, elle a été récompensée du Prix des Arts et de la Culture de Québec pour L’Absence de guerre, et du Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour 1984 et pour Mes enfants n’ont pas peur du noir.


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